En Rd Congo, StarTimes et la CCTV-Ralik se disputent une fréquence de diffusion

Le groupe « Canal Congo télévision et Radio liberté Kinshasa » (CCTV-Ralik) en République Démocratique du Congo n’est pas prêt de céder sa fréquence de diffusion à l’opérateur de télédistribution chinois StarTimes. Ce dernier a reçu une fin de non-recevoir à sa demande stipulant que CCTV-Ralik doit s’exécuter d’ici le 1er février 2016.

Le groupe CCTV-Ralik annonce que sa chaîne de télévision (CCTV) va continuer de diffuser en clair sur sa fréquence (5690 Mhz, sur le canal 48). L’entreprise menace même de saisir la justice si StarTimes persiste à vouloir récupérer cette fréquence. Le groupe CCTV-Ralik répondait ainsi à une lettre du directeur général de StarTimes, Li Guoliang, datant du 22 janvier 2016.

Dans sa correspondance, Li Guoliang annonce que sa société de télédistribution est la nouvelle acquéreuse de la fréquence jusque-là détenue par la chaîne de télévision CCTV. Il explique que ladite fréquence fait partie des 12 canaux de diffusion attribués à StarTimes depuis le 17 décembre 2015 par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications au Congo (Arptc). La chaîne CCTV aurait donc perdu sa fréquence au terme du moratoire accordé aux chaines analogiques par le ministère de la Communication, conformément à la décision du gouvernement congolais de retirer toutes les fréquences analogiques octroyées aux chaines de télévision. Cette décision entrait en vigueur le 17 juin 2015, date fixée par l’Union internationale des télécommunications pour le passage de l’Afrique à la Télévision numérique terrestre (TNT).

Répondant à la lettre du directeur de StarTimes, les dirigeants CCTV-Ralik expliquent que le même ministre de la Communication, ainsi que la Commission nationale de la TNT, ont suspendu le retrait et la redistribution des fréquences octroyées précédemment, le temps que l’ensemble du territoire de la Rd Congo bascule à la TNT. Or cette échéance est encore loin d’être maîtrisée. Par ailleurs, le groupe CCTV-Ralik explique qu’en cas de retrait de sa fréquence, il revient aux autorités du secteur de l’en informer, et non pas à StarTimes qui est un opérateur comme les autres.